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Le
Sultanat de Zeif et la Horde d'Airain
Le
sultanat de Zeif étant soumis à d’incessantes attaques
de la part
des nomades Paynims
et à de constants pillages de leurs caravanes,
décida
de faire appel à d’autres peuplades nomades
vivant loin dans
l’Ouest.
Zeif offrit à ces peuplades de Paynims occidentaux (ou amirides)
de nouvelles terres
entre le sultanat et les Paynims orientaux
(ou khanides)
à condition qu’ils arrêtent les expéditions
des
Paynims khanides sur le sultanat.
La proposition fut acceptée et la
terrible Horde d’Airain
déferla sur le Nord des plaines
repoussant
les Paynims khanides devant eux.
Les
Grandes Invasions
Mais
la Horde d’Airain ne s’arrêta pas là.
Elle poursuivit ses conquêtes
vers l’est,
bousculant devant eux les peuplades vaincues.
Ils
envahirent Ull ainsi que les territoires à l’est de la Tuflik
jusqu’à Ket qu’ils conquirent dans les années 720 AA (~2958 HB).
D’innombrables peuplades bakluniennes et œrides
se trouvèrent déplacées
et contraintes à émigrer
à la recherche de nouveaux territoires.
Elles se rassemblèrent et se dirigèrent vers le nord
le long des
routes de pèlerinage
qui les amenèrent sur le territoire d’Ekbir
où
elles pénétrèrent en 737 AA (2975 HB).
Le Califat établit des camps
de réfugiés près de la Blashikmund et envoya des gardes pour
maintenir l’ordre.
La même année, deux bandes encore plus grandes de
nomades entrèrent sur le territoire d’Ekbir
et refusèrent de prêter
allégeance au calife.
Au contraire, elles incitèrent les tribus qui
les avaient précédés à se révolter contre le calife.
Dans la révolte,
les gardes ekbiriens furent massacrés
et les nomades quittèrent le campement
pour se diriger en masse
vers le nord,
à travers le pays d’Ekbir qu’ils pillèrent et ravagèrent
en chemin.
L’armée ekbirienne leur donna la chasse
mais les nomades réussirent
à atteindre les collines Yecha
en moins de deux semaines grâce à une
aide magique
aussi mystérieuse qu’inattendue.
La
Horde Implacable
Ces
peuplades mixtes œrido-bakluniennes
arrivèrent donc dans les vastes
steppes au nord d’Ekbir et des Yatils,
en une fuite éperdue après
avoir connu la défaite et l’exil.
Mais en quelques années, elles se réorganisèrent
et formèrent une armée puissante que l’on nomma
la
Horde Implacable.
Celle-ci déferla à partir de 741 AA (2979 HB) sur la Flanesse,
au nord des Yatils,
et envahit ou dévasta des territoires
immenses
atteignant les Monts Griffons à l’est et le Nyr Dyv au sud.
Les déprédations de ces tribus furent d’autant plus destructrices
que le Grand Royaume vivait une grave crise interne durant laquelle ses
provinces périphériques acquirent leur indépendance.
Après la mort
de son Kha-Khan Ogobanuk en 766 AA (3004 HB),
la Horde Implacable finit
par être contenue
mais se maintint sur les plaines entre l’océan
Dramidj et la Dulsi,
formant les tribus actuelles des Nomades-Tigres
(Chakyik)
et des Nomades-Loups (Wegwiur).
Ekbir
contre-attaque
Ekbir
réagit avec force.
Après avoir chassé les tribus oerido-bakluniennes
vers le nord,
l’armée ekbirienne entra dans la province de Tusmit
qui
appartenait au sultanat de Zeif et en prit le contrôle
après une
bataille victorieuse contre la Horde d’Airain.
Un pacha loyal au
calife fut installé à la tête de Tusmit
qui resta un état vassal
d’Ekbir pendant deux siècles.
Kéoland
écrase La Horde d'Airain
La
Horde d’Airain garda le contrôle de Ket
et lança des expéditions de
pillage vers l’est jusqu’à Véluna et à Bissel. Ce fut le royaume
de Kéoland, alors à son apogée,
qui parvint à infliger une défaite
décisive à la Horde d’Airain
en envahissant victorieusement le pays
de Ket
dans les années 770-780 AA ( 3008-3018 HB).
Conséquences
La
Horde d’Airain ne se remit jamais de cette défaite
et fut définitivement
repoussée vers les steppes où les Paynims khanides purent contester âprement
sa domination.
Les Paynims connurent deux siècles de guerres intestines
incertaines.
Zeif perdit définitivement ses provinces de Tusmit et de
Ket
lors de ces guerres et même sur mer,
le sultanat essuya un revers
cuisant lors de la Bataille sous les ondes.
Les habitants de Ket
finirent par bouter les Kéolandais
hors de leur pays, grâce au soutien
du
grand mufti des
Yatils,
et devinrent indépendants.
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