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Ekbir
: les successeurs d'Al'Akbar
Al’Akbar
parti, son fils unique, Issar-Vastra, prit sa succession.
Le fils de ce dernier, Ourva-Nar, mourut du vivant de son père
et la lignée du prophète s'éteignit à la mort d'Issar-Vastra.
On nomma pour le remplacer un prêtre
de haut rang et de lignée
royale
qui prit le titre de
Successeur ou Calife.
La
croyance selon laquelle Ourva-Nar ne serait pas mort
mais occulté
et
serait le Mahdi qui reviendra à la fin des temps
pour sauver le Monde
est très répandue.
Pendant les vingt années
qui suivirent l’apothéose d’Al’Akbar,
les enseignements de
celui-ci furent
méthodiquement consignés et étudiés.
Les
textes sacrés
furent compilés depuis les récits mythiques
de la
Première Dynastie
jusqu’aux chroniques de la vie d’Al’Akbar.
Les hymnes
traditionnels pieusement conservés
par les Paynims au cours des siècles
furent méticuleusement copiés
de même que les prescriptions
liturgiques d’Al’Akbar.
Les directives simples du prophète
concernant le gouvernement,
le commerce et l’agriculture furent détaillées.
En peu d’années, Ekbir devint un pays ordonné,
un îlot de stabilité
et de prospérité dans le monde chaotique
de l’époque des grandes
invasions.
Des
missionnaires furent envoyés de par le monde
pour prêcher la doctrine
d’Al’Akbar.
Ils connurent des succès variables selon les endroits.
La satrapie de Ghayar, ancienne province excentrée de l’Empire,
demeura hostile aux Akbarites
et revendiqua l’héritage impérial.
Dans
les plaines des Paynims,
des
confréries religieuses akbarites
se
constituèrent
et devinrent les ordres de
derviches.
Les Paynims restèrent
dans leur ensemble fidèles
pendant de longues années aux Successeurs
et placèrent les armes d’Ekbir sur leur propre emblème
en signe de
fidélité.
Cet emblème ekbirien est toujours présent
sur la bannière
des Paynims
même si la fidélité au calife est oubliée depuis
longtemps
parmi les nomades, les derviches exceptés.
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