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Ekbir
est une théocratie,
c’est-à-dire une forme de gouvernement assuré
par les prêtres au nom des dieux.
Le Calife est le successeur
d’Al’Akbar
et donc l’intermédiaire entre les hommes et le prophète
divinisé,
lui-même intermédiaire
entre l’humanité et les dieux.
Le Calife bénéficie donc d’un grand prestige et sa personne est sacrée.
Ce respect est très général dans le pays, y compris et surtout parmi
le peuple.
Le Clergé contrôle la majeure partie du pays. Elle est
responsable de l’éducation, de la justice et de la diplomatie. Même
l’armée est placée plus ou moins directement sous son contrôle.
L’État a une tendance à être de plus en plus centralisé avec
parfois quelques excès bureaucratiques. Cependant la grande tolérance
de la religion ekbirite alliée aux traditions diplomatiques du pays évite
que le pouvoir ecclésiastique ne soit trop pesant. Le gouvernement
privilégie généralement la négociation même s’il lui arrive
d’avoir recours à l’action militaire.
Le
pays est divisé en quinze provinces
(Doab, Darrazir, Kodjayaz,
Ishangarb, Varlikir, Diyarkadir, Mazrashan, Dezbat,
Regzar, Qaradol,
Darboz, Dagbakir, Talled, Murenshi et Udgru).
Un gouverneur,
le nayib, a
la responsabilité militaire et judiciaire d’une province.
Dans cinq
des quinze provinces, le nayib est laïc et fait partie de l’une des
cinq familles royales d’Ekbir.
Dans neuf autres, le nayib est le légat
du calife sauf dans le Diyarkadir qui est placé sous l’autorité
directe du Calife.
Dans le Dezbat, le nayib est un seigneur laïc
d’une famille sans héritage royal direct.
Le territoire de chaque
province est morcelé en fiefs avec des liens de vassalité complexes
qui ne correspondent pas forcément aux limites des provinces.
Un
seigneur d’un fief peut ainsi être vassal d’un seigneur, gouverneur
d’une autre province.
La famille du nayib a cependant une position
dominante dans sa province même si elle peut contrôler des terres dans
d’autres provinces.
Par ailleurs, l’État accorde couramment des
fiefs à ses serviteurs les plus méritants et notamment à ses
meilleurs guerriers et marins.
Ce type de fief, très courant en Ekbir,
est appelé un
iqta.
Il ne se distingue des précédents que parce
qu’il n’est pas transmissible héréditairement et parce qu’il
peut être repris à tout moment notamment lorsque son seigneur devient
physiquement incapable de le défendre. Dans ce cas, il est indemnisé
par une pension.
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