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Il
est de tradition chez les Bakluniens,
comme pour de nombreux peuples de
la Flanesse,
de prier des dieux ou des demi-dieux
de rang inférieur aux
grands dieux majeurs.
Ces êtres divins, s’ils sont moins puissants,
sont jugés aussi
plus proches
des hommes et de leurs préoccupations
et donc plus
susceptibles d’intervenir favorablement
ou même de plaider auprès
des dieux majeurs
la cause de leurs fidèles.
Ces divinités
jouent le rôle de médiateurs.
Al’Akbar
est le plus populaire de ces médiateurs
et le plus élevé en dignité.
Son apothéose en fit un demi-dieu.
Il est en effet le sauveur du peuple baklunien,
celui qui a restauré les anciennes valeurs et qui a fondé Ekbir.
Son culte est donc central dans tout le pays et au-delà.
Les califes sont les
successeurs d’Al’Akbar
et ils doivent être élus parmi les grands prêtres
des cinq familles de sang royal
qui prétendent descendre des mythiques premiers empereurs.
Al’Akbar lui-même est considéré
comme étant un descendant
direct de ces empereurs
et aurait
annoncé
que le Mahdi serait l’un de ses propres descendants.
Les derviches
tiennent d’ailleurs celui qui se fait nommer Mahdi comme héritier du
prophète.
Des anciens héros divinisés,
seul Azor’Alq reçoit encore un culte
significatif.
Les autres, comme les empereurs de la Première Dynastie,
ne sont évoqués
que dans les mythes et les légendes.
Parmi les dieux majeurs, seuls Pélor et Istus
reçoivent un culte direct en Ekbir.
Le premier est assimilé à Korshid par le peuple en dépit des
scrupules des théologiens.
La demi-déesse Mayaheïnie,
dont le culte s’est récemment développé
parmi les peuples vivant à
l’Est des Yatils,
est considérée par les prêtres d’Ekbir
comme
une nouvelle divinité médiatrice
entre l’humanité et les Dieux
Lointains,
en l’occurrence Pélor.
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