Le domaine est la partie de la
seigneurie qui appartient au seigneur.
Elle comporte un manoir, lieu de résidence, permanent ou occasionnel, du
seigneur, une grande ferme domaniale et des terres.
Les seigneurs plus puissants se font bâtir des forteresses ou des châteaux-forts.
L’État finance parfois la construction d’une forteresse dans un fief ecclésiastique
ou dans un iqta.
En l’absence du seigneur, un régisseur, secondé par un intendant le
remplace.
Dans une place forte, avec des hommes d’arme, un sénéchal remplace le
seigneur lorsque celui-ci est absent.
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Dans chaque village |
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Les autres cultes se contentent habituellement d’un petit sanctuaire ou d’un lieu sacré quelque part dans les environs. Les gens du pays viennent y faire quelques offrandes ou quelques prières, seuls ou à plusieurs, même en l’absence de prêtres. Les prêtres des autres cultes ne sont, en effet, pas très fréquents et se déplacent souvent de lieu en lieu. Si les prêtres des cultes officiels sont assez nombreux et peuvent s’appuyer sur une hiérarchie puissante, les prêtres des cultes populaires marginaux sont souvent des paysans qui se transmettent le sacerdoce de génération en génération. |
Le prêtre d’Al’Akbar local est chargé de l’enseignement. Le seigneur local, qui est parfois le prêtre lui-même, rend la justice dans le manoir. La ferme du domaine comprend des installations communes, utilisées par tous. On entrepose les gerbes de blé dans des granges, les sacs de grain dans un grenier et le foin dans une autre grange. Il y a aussi des écuries, une étable, une bergerie, un poulailler, une laiterie, un saloir, une porcherie, des hangars et des ateliers. On y cultive aussi souvent un jardin d’agrément avec des fleurs. Un vivier à poissons peut aussi y être maintenu. |